Intégralité du débat Ségolène Royal et François Bayrou qui fait honneur à notre démocratie !
avril 30, 2007 at 1:45 | In 2007, France, France 24, Journalits and Directors, politique, presidentielle | No CommentsJean-Pierre Chevènement soutient Ségolène Royal pour créer une forte dynamique dès le premier tour !
décembre 19, 2006 at 12:46 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No CommentsJean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s’est retiré, le 10 décembre, de la course à l’Élysée au profit de Ségolène Royal. Dans un entretien à L’hebdo des socialistes, il explique les raisons qui l’ont conduit à prendre cette décision.
Quelles sont les raisons de votre ralliement à la candidature de Ségolène Royal ?
Je récuse le terme de ralliement. Parlons plutôt d’un accord politique au terme duquel j’ai accepté de retirer ma candidature et de soutenir Ségolène Royal pour créer une dynamique dès le premier tour. Le MRC et le PS ont en commun une histoire, mais aussi un contentieux, portant notamment sur l’Europe.
À bien des égards, celui-ci a été tranché par le peuple français, le 29 mai 2005, qui s’est prononcé contre le projet de Constitution européenne. Cette contradiction est motrice à partir du moment où, dans le texte de l’accord politique, il n’est plus question de ratification du texte rejeté, et où la réorientation économique de l’Europe est posée en termes clairs, via l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro et la réforme des statuts de la Banque centrale européenne (BCE). Nous considérons que les conditions sont réunies pour une campagne commune. Nous avons pris soin, avec Ségolène Royal, puis François Hollande, d’améliorer le texte, à partir d’une mouture élaborée entre nos deux partis dès le mois de juin. Après une suspension de plusieurs mois, les négociations ont repris la semaine dernière pour aboutir à cet accord.
Compte tenu de la configuration actuelle et de la faiblesse probable de nos alliés au second tour, il m’a semblé souhaitable de créer une forte dynamique de premier tour. C’était clairement le vœu de Ségolène Royal qui s’est déclarée convaincue de la nécessité d’agir avant les fêtes, au lieu d’attendre le mois de mars et l’enregistrement des parrainages devant le Conseil constitutionnel ou le soir du premier tour. J’ai donc choisi de privilégier cette dynamique dès lors que notre accord portait aussi sur des points essentiels à nos yeux, tels que la politique industrielle et énergétique, la République et ses valeurs, la sécurité, la laïcité, l’égalité devant la loi, y compris en Corse, l’accès de tous à la citoyenneté… La discussion a été serrée sur le problème des institutions. Nous souhaitons, en effet, que la responsabilité soit clairement située dans l’État. Le texte élaboré est convenable.
Enfin, la dernière partie du texte touche à la politique extérieure et à la défense. Elle nous satisfait pleinement dans la mesure où nous refusons ensemble une justice internationale à deux vitesses et où nous nous déclarons favorables à une réorientation de notre politique extérieure en direction du Sud et notamment de l’Afrique, autour du principe de co-développement.
En résumé, ce texte est une bonne synthèse, en dépit des différences de sensibilité qui nous séparent parfois sur la question de la Nation. Nous pensons, en effet, au même titre que Jaurès, qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie et que beaucoup y ramène. Et que l’Europe doit se construire à partir des peuples pour retrouver le sol ferme de la démocratie qui vit dans les nations et renouer le lien entre nos concitoyens et les centres de décision qui aujourd’hui leur échappent. Ce débat n’est sans doute pas clos.
Ségolène Royal saura, j’en suis sûr, provoquer le rassemblement unitaire de la gauche. Ceux qui se disent anti-libéraux éprouvent les plus grandes difficultés à trouver un accord. Notre entente leur offre une perspective positive dans la mesure où ils peuvent voir en moi, bien que républicain, un représentant incontestable et conséquent de l’antilibéralisme.
Quels sont les termes de cet accord ?
Il comprend trois volets essentiels. La relance économique et la lutte contre le chômage à travers la réorientation de l’Europe, d’abord. La République relevée, ensuite, et la voix retrouvée de la France en Europe et dans le monde. Un volet électoral, enfin. Certains, hypocritement, font mine de croire que cet accord est justifié par des considérations électorales. C’est absurde. Les idées sont toujours défendues par des hommes et des femmes. Le plus important, dans l’immédiat, c’est la dynamique présidentielle. Les législatives viendront ensuite.
J’observe, par ailleurs, que ceux qui évoquaient, il y a quelques années, un « virage à droite » à mon sujet sont les mêmes qui aujourd’hui critiquent en termes analogues Ségolène Royal, au motif qu’elle défend des positions de bon sens, en refusant, notamment, d’opposer prévention et répression. Les deux doivent aller de pair. La sanction est un rappel pédagogique à la règle. Ségolène a du charisme et du caractère. Elle l’a démontré. Le devoir de ceux qui jouissent d’une certaine expérience – et la mienne est longue – est de se mobiliser pour la soutenir dans cette bataille.
Votre nom est indissociable de l’histoire du Parti socialiste jusqu’à votre rupture. Cette campagne est-elle synonyme, pour vous, de retrouvailles ou d’un mariage de raison ?
Chaque fois que le Parti socialiste et sa composante républicaine ont trouvé un accord, la suite des événements a été favorable à la gauche. Ainsi entre le Congrès d’Épinay, en 1971, l’élaboration du programme du PS, dont François Mitterrand m’a chargé, et les législatives de 1983. Notre mise à l’écart, en 1975, a débouché sur l’échec de 1978. Nous nous sommes retrouvés à Metz, deux ans avant l’alternance de 1981, avant de nous éloigner à nouveau à partir de 1983. Après le traité de Maastricht, j’ai considéré qu’il était plus honnête de militer en dehors du Parti, en créant le Mouvement des citoyens (MDC). Ce qui ne nous a pas empêchés de nous retrouver en 1995, au profit d’une dynamique positive qui a joué entre 1997 et 1999. Nous avons ensuite été marginalisés, pas seulement sur la Corse, mais aussi sur la Constitution européenne, la lutte contre la délinquance ou bien encore la libéralisation des services publics et la politique industrielle. Dès lors que la gauche plurielle s’est montrée incapable de se retrouver sur un projet cohérent, l’échec, en 2002, a suivi. Si nos familles politiques s’étaient trouvées unies, ce que je souhaitais, nous aurions sans doute évité la déconvenue du 21 avril.
L’alliance du PS et du courant républicain, qui fait partie de notre héritage commun, s’est toujours révélée positive, voire structurante, en suscitant une véritable éthique de la responsabilité. Je suis heureux qu’elle soit à nouveau possible aujourd’hui, même si l’histoire ne s’arrête pas au soir du 10 décembre 2006, date de la ratification de notre accord politique. À charge, pour nous, de démontrer qu’il s’agit là, comme l’a dit Ségolène Royal, « d’une alliance de long terme, de mouvement à mouvement, de personne à personne, qui produira ses fruits dans la durée ». Je ne doute pas que ce soit possible. J’étais, le 12 décembre, dans le Pas-de-Calais, à Douvrin, avec Odette Duriez, il y avait un enthousiasme communicatif. On sentait qu’un élan avait été créé. Je continuerai, bien entendu, à être sur le terrain. Ségolène Royal m’a proposé de désigner des représentants au comité de campagne et au comité politique, ainsi que de son intention de me convier à des rencontres utiles, par exemple avec le président de l’Eurogroupe.
J’ai toujours cherché à orienter le Parti socialiste dans la bonne direction. J’ai appelé, dans un passé récent, à des états généraux de la gauche. J’espère que sur la base de la dynamique de notre campagne, ce désir pourra devenir un jour réalité. L’alliance de nos deux partis passe par un respect mutuel. Soyons clairs : je n’accepte pas d’être le bouc émissaire du 21 avril. C’est trop facile. Les causes de notre échec sont plus profondes que la dispersion des voix de la gauche au premier tour. Elles étaient avant tout politiques. Nous devons avoir la lucidité de le reconnaître. Nous pourrons alors tourner la page de manière positive et en écrire une autre, dynamique, tournée vers l’avenir et la reconquête.
Vous évoquez les délocalisations. Ne vont-elles pas jouer un rôle déterminant dans cette campagne ?
C’est même le principal problème. Dans la mondialisation actuelle, nous nous retrouvons coincés entre, d’une part, les États-Unis, avec le privilège du dollar qui permet aux Américains de drainer 80 % de l’épargne mondiale et, d’autre part, la montée des pays émergents à très bas salaires qui n’ont pas de système de sécurité sociale et ne reconnaissent pas la liberté syndicale. Si leur développement est légitime, il doit tenir davantage compte des besoins de leur population. Raison pour laquelle nous devons concevoir le progrès social à l’échelle de la planète, sans pour autant nous laisser enfermer dans un étau entre la Chine et les États-Unis. L’Europe doit s’organiser et se défendre. Une clause défensive anti-dumping social, qui figure dans notre accord sur le modèle d’une clause américaine analogue parfaitement reconnue par l’OMC, serait utile, au même titre qu’une politique de change offensive. Le problème monétaire est fondamental, même s’il est difficile à faire comprendre. Au nom d’une concurrence faussée, l’Europe s’est privée de toute espèce de protection. Il est temps de remettre les pendules à l’heure, en y mettant de la volonté politique et de fortes convictions. Ce qui suppose de susciter le débat non seulement en France mais dans toute l’Europe sur la nécessaire réorientation de la construction européenne.
Cet accord marque-t-il la réconciliation de la gauche du oui et du non ?
Sur le papier, oui. Nous sommes même convenus qu’un éventuel traité institutionnel pourrait comporter des dispositions qui ne posent pas de problème de fond, par exemple la désignation d’un président du Conseil européen pour une durée de deux ans et demi, renouvelable, ou pour lesquelles un accord entre partis pourrait intervenir. Ainsi, les Allemands souhaitent la prise en compte de données démographiques dans les votes au Conseil. Ce que nous pourrions accepter s’ils décidaient, en contrepartie, de revenir sur les statuts de la BCE qu’ils nous ont imposés en 1991. Ce système est néfaste. C’est aux dirigeants politiques, démocratiquement élus, comme l’a rappelé Ségolène Royal à Porto, et non à Jean-Claude Trichet, de définir la politique de change. Nous demandons l’alignement de la BCE sur le statut du Federal Reserve Board américain et une « policy mix » au service de la croissance et de l’emploi pour faire reculer chômage et précarité.
Des accords comparables ont été conclus dans le passé entre le PS et le MDC – réforme des statuts de la BCE, en 1999 –, sans qu’aucune initiative ait jamais été prise pour les faire appliquer. C’est pourquoi nous restons vigilants. Pour autant, nous entendons contribuer positivement à une dynamique de victoire qui permettra enfin le passage à l’acte.
Vous avez été ministre de l’Intérieur, au même titre que Nicolas Sarkozy. Quelles différences fondamentales opposent la gauche et la droite sur le terrain de l’insécurité ?
Sarkozy est dangereux pour la sécurité des Français. Les agressions contre les personnes et les policiers n’ont jamais été aussi nombreuses. En 2003, il a vidé de ses effectifs et de sa substance la police de proximité que j’avais créée en 2000. Police citoyenne territorialisée avec des commissariats de secteurs et agissant en partenariat avec tous les acteurs de la sécurité. Certains commissariats de secteurs ont été fermés sur le terrain. Je le constate ainsi à Belfort. Cette police connaissait la population et était connue d’elle.
M. Sarkozy a privilégié une police d’intervention qui intervient toujours après que des incidents ont pris une tournure grave. Il a utilisé les forces d’ordre public (CRS-gendarmerie mobile) pour faire des contrôles d’identité systématiques à la périphérie des cités, créant ainsi un climat de tensions inutiles. Il a fait un très mauvais usage des moyens qui lui ont été concédés. Les élections syndicales, marquées par le succès de l’UNSA chez les gardiens de la paix et les gradés et chez les officiers, constituent d’ailleurs une claque pour M. Sarkozy. Un ministre de l’Intérieur doit peser ses mots. Le souci de l’éducation et celui de la sécurité doivent aller de pair. Il ne faut pas opposer la prévention à la répression, qui est nécessaire. Il faut aussi savoir sanctionner les manquements à la règle. L’autorité républicaine, c’est ce que Ségolène Royal appelle l’ordre juste.
Propos recueillis par Thierry Beauvan, Pierre Kanuty et Bruno Tranchant
Chevènement, candidat pour mettre la gauche à la hauteur de ses responsabilités !
décembre 6, 2006 at 8:23 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“Je mesure la difficulté de faire passer ce projet dans l’opinion alors que nous sommes affrontés à un bombardement idéologique permanent. Les B52 de la désinformation agitent l’épouvantail du vote Le Pen alors qu’on ne sait même pas s’il obtiendra ses parrainages. Tous les serre-files de la pensée conforme sont mobilisés pour occulter les débats de fond.
On aurait pu s’attendre à ce que nos élites bien pensantes, s’il y avait dans leur attitude une once de bonne foi, fassent campagne pour que les maires n’accordent pas leur parrainage à Jean-Marie Le Pen, qui est quand même l’auteur de petites phrases qui devraient l’exclure pour toujours du champ démocratique. Eh bien, point du tout ! Le Monde publie simultanément un sondage où il apparaît que 48 % des Français trouveraient normal que Le Pen obtienne ses parrainages, 47 % étant d’un avis contraire. Quant au Monde, il ne se prononce pas !
De même, plusieurs leaders socialistes dont M. Olivier Duhamel, font ouvertement campagne à la télévision, comme d’autres, pour que Le Pen obtienne ses 500 parrainages. C’était sur M6 l’autre soir – et j’ai dû lui rappeler en direct le détail des chambres à gaz. Bref, le système se défend. Le Pen le sert. L’extrême-droite est apparue – faut-il le rappeler ? – au lendemain du tournant de la rigueur libérale de mars 1983, d’abord aux municipales de Dreux, à l’automne 1983, puis aux européennes de juin 1984. De là date son installation dans le paysage politique. Elle est le produit du tournant reaganien de la droite au début des années quatre-vingt et de l’oubli par la gauche de son engagement fondamental : « D’abord l’emploi ! ». Le Pen a été et reste un outil de manipulation précieux pour l’Establishment. Jacques Chirac lui doit sa plus belle élection. La tâche est donc infiniment rude. Est-ce une raison de désespérer ?
Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’énergie du renouveau a dû surmonter les lassitudes et les abandons. La voix de la résignation, notre pays ne la connaît que trop. Vous en connaissez les rengaines :
Devant le chômage ? « On a tout essayé ! »
Tout, sauf changer de politique …
Devant les délocalisations « On n’y peut rien, c’est la mondialisation… »
On y peut rien, sauf mettre des bornes à la mondialisation !
Démission de la volonté, abandon de la culture de projet. Retour à Joué-lès-Tours.
« La France ne compte plus que pour 1% de la population mondiale » nous disait Giscard en justifiant l’effacement de la France dans le monde.
Cette voix de la résignation, les Français l’ont entendue cent fois dans leur histoire. Cent fois, des élites ayant abandonné leurs devoirs ont voulu entraîner le peuple dans leur démission collective.
Que restait-il de la France, après le traité de Troyes ?
Où en était notre peuple en 1788, entre misère, famines, et arbitraire ?
Où en était le monde du travail au moment de la révolution industrielle ? Le rapport Willermé sur le travail des enfants dans les mines, le droit de grève bafoué, la semaine de 60 heures sans congés, l’absence d’horizon…
Où en était la République après l’effondrement de juin 40, vaincue, humiliée par le nazisme, trahie, déshonorée par Vichy ?
Où en étaient les institutions de notre pays, à bout de souffle, à la merci des généraux putschistes d’Alger, il y a moins de cinquante ans ?
Et, de dérive en dérive, où en était la République dans le projet de « constitution européenne » qui aurait signé la fin de la souveraineté et de la démocratie qui lui est liée ?
A chaque fois, la France s’est ressaisie. Elle est parvenue à sortir de l’ornière.
Et bien, je vous le dis, nous nous en sortirons encore si les Français en ont la volonté !
La France ne doit pas disparaître et ne disparaîtra pas.
L’humiliation et le chantage dont sont l’objet tous ceux qui aujourd’hui vivent de leur travail ne sont pas irrémédiables.
Les salaires et les acquis sociaux, menacés d’être alignés sur ceux des prolétaires d’Asie, ne sont pas des privilèges. Ce sont des droits : les défendre est le devoir de tous ceux qui prétendent conduire notre pays et le devoir des hommes politiques serait d’inciter les gouvernements des pays d’Asie à se soucier davantage de leurs peuples.
Les choix républicains de la France, l’exigence d’égalité entre les citoyens, le souci d’un service public moderne et efficace, ne seront pas sacrifiés sur l’autel des marchés financiers et du profit à courte vue
L’exigence de la démocratie, de la souveraineté du peuple ne se laissera pas museler par des instances non élues, au service du marché et des puissances de l’Argent. La voix des citoyens ne se laissera pas étouffer !
Oui, si vous m’aidez, nous pourrons peser dans cette campagne pour faire avancer nos idée parce qu’elles sont justes, pour rassembler sur des bases solides afin d’éviter de nouvelles déconvenues, pour libérer enfin les forces de l’avenir, et pour qu’encore une fois la République soit la force de la France” !
Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, candidat de la parité !
décembre 6, 2006 at 8:15 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“J’évoquerai un cinquième chantier : celui de la parité sociale pour les femmes dans le travail, les salaires, la maîtrise de leur temps, pour leur permettre aussi de mieux concilier leur épanouissement personnel et familial et leur vie professionnelle. Il faudra augmenter d’un bon tiers le nombre de places en crèches et d’assistants maternels. Une loi-programme prioritaire sera consacrée à cet objectif”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, candidat pour un logement pour tous !
décembre 6, 2006 at 8:11 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“Le droit au logement, dont les prix sont devenus excessifs et pèsent lourdement sur le budget des plus modestes, doit devenir réalité. Le bouclier-logement proposé par les socialistes est une bonne idée. Des prêts à taux plus réduits seront accordés aux organismes logeurs. Des contrats seront passés avec les regroupements intercommunaux pour les encourager dans leurs politiques de mixité sociale, en matière d’habitat”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, candidat de la sécurité maîtrisée et respecteuse de la population !
décembre 6, 2006 at 8:04 | In 2007, Blogroll, France, France 24, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“La police de proximité sera rétablie. M. Sarkozy a vidé de ses effectifs et de son contenu la police de proximité que j’avais mise en place en l’an 2000. Il a privilégié à l’excès les forces d’intervention et d’ordre public qui, ne connaissant pas la population, multiplient inévitablement et souvent à l’aveuglette les interpellations. Les agressions contre les personnes, y compris les policiers, n’ont jamais été aussi nombreuses. Ces agressions inacceptables, cette tension qu’on voit aussi dans les stades, M. Sarkozy en porte, pour une très grande part, la responsabilité. Qui ne se souvient, en 2003, de la révocation, quasiment sous l’œil des caméras, du Directeur de la Sécurité Publique de la Haute-Garonne, le Commissaire Havrin, avec ces fortes paroles du ministre : « Les policiers ne sont pas là pour jouer au foot avec les gamins des cités ! » ? La tâche du ministre de l’Intérieur n’est certes pas facile. Je suis le premier à le savoir. Mais la sécurité de nos concitoyens ne peut procéder d’une gesticulation. M. Sarkozy donne l’exemple comme police de proximité de la Bac qui, dans les Bouches du Rhône,a confondu l’agresseur d’une jeune fille atrocement brûlée. Mais la police de proximité aurait peut-être pu empêcher cela. En tout cas je constate que les élections professionnelles dans la police ont donné gain de cause aux syndicats qui réclamaient le retour à une police de proximité.
La répression est certes nécessaire. La poignée de multirécidivistes qui pourrit la vie des quartiers doit être éloignée, soit dans des centres de retenue que j’avais proposés mais que la droite, qui s’y était engagée, n’a pas créés, ou dans des centres de rééducation par le travail, à la campagne, dans les zones de montagne ou bien encore Outre-Mer. Les multirécidivistes apprendront ainsi à connaître les vertus de quelques disciplines élémentaires. Ceux qui vivent du trafic et du vol doivent cesser de terroriser leurs concitoyens. Mais pour cela, on ne peut pas faire confiance à M. Sarkozy. Il faut un gouvernement de gauche républicain énergique qui sache allier l’éducation, la prévention et la répression, nécessaire et pédagogique, car elle rappelle l’existence des règles. La citoyenneté implique des droits mais aussi des devoirs. C’est ainsi que nous « ferons France » à nouveau comme nous avons su le faire depuis des siècles. Cela implique ce que j’appelle « le regard républicain » : tout homme doit être regardé en fonction de ses mérites et non de la couleur de sa peau. C’est cela la République” ! Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, candidat de la jeunesse !
décembre 6, 2006 at 7:55 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“Je propose par ailleurs des Etats-généraux de la ville, des banlieues et de la jeunesse pour mettre en oeuvre une politique d’intégration et de citoyenneté républicaine, mettre le pied à l’étrier aux jeunes, supprimer les cités ghettos, faire vivre l’égalité au quotidien. Il faut pour cela une volonté collective et des politiques cohérentes au niveau du gouvernement tout entier.
a) Tout jeune qui veut travailler doit pouvoir le faire : ils sont l’immense majorité. Ils y seront encouragés par des bourses au mérite, des préparations rémunérées aux concours de la fonction publique et des prêts à bas taux et à remboursement progressif pour créer leur entreprise, artisanale ou autre.
b) A rien ne sert de démolir les barres et les tours, si on n’applique pas plus énergiquement la loi SRV afin de réaliser une véritable mixité sociale.
c) L’accès à la propriété de leur logement pour les jeunes et les travailleurs aux revenus modestes doit être encouragé : les banques devront leur consentir des prêts sans apport personnel et à remboursement progressif. La spéculation doit être dissuadée.
d) Il faut débonder l’abcès de rancœur qui existe dans nos banlieues par une politique à la fois ferme et généreuse. Pas de discrimination même positive, car lourde d’effets pervers, mais un volontarisme républicain, appuyé sur le mérite et l’effort. C’est d’abord là que l’ascenseur social doit être remis en marche.
La carte scolaire sera revue et assouplie et des classes passerelles multipliées pour combattre la ségrégation scolaire. Des transports gratuits par bus permettront une véritable mixité. Les institutions publiques devront se mettre à l’image de la population. Des « observatoires de la diversité » seront créés dans les entreprises sur la base de critères non pas ethniques mais géographiques (domicile des postulants, lieu de naissance de leurs parents et grands-parents). L’esprit de discrimination doit disparaître partout au profit de la citoyenneté de tous.[...] Je proposerai aussi la création d’un Institut de la parentalité, ou si vous préférez, d’une Ecole des Parents, avec le concours des meilleurs spécialistes, fonctionnant en réseau sur tout le territoire national, facultative bien sûr, mais, je le crois, puissamment incitative pour les institutions et les collectivités, afin que les parents puissent disposer des cadres et des repères qui, dans la société urbaine surtout, font de plus en plus défaut”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, le candidat des instituteurs et des professeurs !
décembre 6, 2006 at 7:48 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“Pensez-vous que l’Education Nationale doive être au cœur de notre projet pour la France ? C’est l’évidence même, car la République a besoin de citoyens ! De citoyens éclairés par l’Ecole laïque. La formation du citoyen implique à la fois l’acquisition des connaissances et la formation du jugement, ce qu’on appelle l’esprit critique, qui n’est pas l’esprit de critique.
L’Ecole de la République doit rester le lieu de l’instruction obligatoire de tous et de la transmission du savoir. Les savoirs élémentaires, mais aussi les habitudes de discipline, de travail, de sérieux, d’attention que demandent l’étude et la vie en société. Le plus important de tout est l’école primaire. Or, 17 % des jeunes entrent au collège, selon les statistiques du ministère de l’Education Nationale, ne sachant ni lire ni écrire, ni compter correctement. Il est évident que beaucoup des difficultés ultérieures des jeunes procèdent de ces carences. Je me bornerai à annoncer une mesure : un examen probatoire sera institué avant l’entrée en 6ème. Ceux qui ne maîtrisent pas ces apprentissages fondamentaux bénéficieront par modules réduits d’enseignements spécialisés afin de les acquérir. Mais rien ne se fera dans ce domaine, comme ailleurs, sans la mobilisation des enseignants. L’Ecole de la République est une. Elle est le creuset et le ciment de l’unité nationale. C’est pourquoi nous ne laisserons pas régionaliser le recrutement des maîtres, multiplier les programmes à la carte, en fonction des besoins locaux. L’unité de l’Ecole, c’est-à-dire des valeurs républicaines et des savoirs qu’elle est chargée de transmettre, est une garantie de justice sociale qu’il faut préserver. C’est ainsi que nous ferons vivre toujours mieux les valeurs de la connaissance, de la science et de la culture, et que nous continuerons à cultiver au mieux notre principale richesse – la matière grise – en faisant fructifier les talents innombrables qui existent dans notre jeunesse”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, le seul candidat du monde du travail !
décembre 6, 2006 at 7:45 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“D’abord, l’ouverture d’une Conférence des revenus, non seulement salariaux mais aussi financiers, englobant la fiscalité, avec tous les partenaires sociaux. Cette conférence aura pour but de revaloriser les revenus du travail en préservant l’éventail des salaires, d’encourager l’activité, et de mieux partager l’effort. Les salaires faramineux de quelques grands patrons seront découragés par une fiscalité dissuasive. Il est temps de remettre un peu d’ordre et de bon sens dans l’échelle des revenus. La fiscalité sur les revenus financiers sera également revue. Nous ferons d’autant mieux face à la compétition mondiale que la justice sociale chez nous sera au rendez-vous. Il faut cultiver le goût du travail et du travail bien fait mais pour un progrès partagé par tous, à commencer par ceux qui aujourd’hui ne tirent de leur travail qu’une maigre subsistance. La durée légale du travail restera fixée à 35 heures mais le régime des heures supplémentaires sera assoupli. Le pouvoir d’achat sera ainsi accru au bénéfice de l’activité générale, et sans préjudice pour la compétitivité globale de notre économie. L’augmentation des taux d’activité est notre principale marge de croissance. Elle implique une vraie revalorisation du travail. Mais tout ce que disent les candidats sur ce sujet comme sur l’emploi n’est que vœu pieux s’ils font l’impasse sur la politique monétaire et sur la politique commerciale, qui sont les préalables de toute politique de l’emploi.
J’ai déjà parlé de l’euro cher et d’un gouvernement économique de la zone euro. La question commerciale est tout aussi importante. L’Europe a complètement désarmé son économie, supprimant l’essentiel de ses protections tarifaires, contrairement à la plupart des grandes zones exportatrices, comme celle des pays asiatiques. Le « grand marché » dont certains se félicitent a été créé au plus grand bénéfice des grandes firmes américaines et des entreprises chinoises, accroissant le chômage en Europe. C’est un grand marché qui est à la disposition des autres. Il nous faut agir, notamment avec les Allemands, pour que les clauses sociale et environnementales s’inscrivent dans les règles du commerce international.
Les salariés doivent pouvoir vivre décemment de leur travail. Le Président de la République a, à l’occasion du 14 juillet dernier, repris une de mes propositions qui consiste à transformer en impôts une partie importante des cotisations sociales. Mais ce qu’il faut maintenant, ce n’est plus parler, c’est agir”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
Chevènement, candidat du renouveau de la République !
décembre 6, 2006 at 7:40 | In 2007, Blogroll, France, France 24, Journalists and Directors, chevenement2007, politique, presidentielle | No Comments“Les valeurs de la citoyenneté doivent faire reculer la tentation des repliements communautaristes.
Pour restaurer la confiance de nos concitoyens, il faut revenir aux principes et aux valeurs de la République. Tout le monde se dit aujourd’hui républicain. Mais la République n’est pas faite que de valeurs partagées. C’est aussi et d’abord une exigence. Car ces valeurs ne peuvent se maintenir que dans un peuple de citoyens.
Qu’est-ce donc que la République ?
* La République, c’est d’abord la liberté, à commencer par la liberté de recherche, de croyance et d’expression. Une liberté dont très peu de peuples jouissent de par le monde, il ne faut pas l’oublier. Mais la liberté est aussi capacité à penser par soi-même et pour le citoyen capacité à s’élever au niveau de l’intérêt général. La République c’est aussi le civisme.
* La République, c’est aussi la laïcité. La séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les affaires publiques doivent être débattues en commun par tous les citoyens à la lumière de la raison naturelle. La religion, quelle qu’elle soit, doit rester du domaine privé. Elle ne doit jouer aucun rôle dans la sphère publique et dans la politique. A bas le communautarisme !
* La République, c’est aussi la fraternité : la justice sociale et la solidarité, le soutien aux plus faibles, ainsi les personnes handicapées qui sont plus de six millions dans notre pays, les personnes âgées, les enfants, les laissés pour compte.
* La République, c’est aussi la citoyenneté et la fierté d’être Français. Nous, républicains, sommes amoureux de la France, de ses valeurs d’humanisme et de générosité, de sa capacité à accueillir et intégrer, de son art de vivre auquel nous tenons, de son intelligence et de sa capacité d’innovation, de son rayonnement dans le monde, de l’espoir qu’elle représente pour les peuples opprimés, de son combat pour la paix. Mais nous ne confondons pas le patriotisme qui est l’amour des siens avec le nationalisme qui est la haine des autres. Sans patriotisme, il n’y a pas de civisme : la citoyenneté républicaine est un équilibre indissociable de droits et de devoirs.
* La République, c’est enfin et surtout, à mes yeux, une exigence, une exigence de rigueur intellectuelle et morale au service de l’intérêt général du pays, parfaitement compatible avec le souci de construire une Europe existant par elle-même, avec le souci de la justice et de la paix dans le monde.
La République française, notre République c’est la bonne articulation du particulier et de l’universel. Il n’y a pas de redressement possible sans cette éthique républicaine exigeante”. Jean-Pierre Chevènement, Paris, campagne présidentielle 2007.
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